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Festival Scenopolis

Scenopolis
Scenopolis / Ikhyeon Park

Les 26, 27 et 28 juin, des étudiants de dernière année de l’atelier Scénographie  (le Collectif Scenopolis)  proposent le festival du même nom au Hall des Chars.

Scenopolis est une variation autour de la scénographie, du spectacle et de ses possibilités. A l’affiche, une programmation sonnante et trébuchante comprenant 12 spectacles mijotés par le groupe, comme une succession de 12 univers où se mêlent danse, music hall, carnaval et plantes en pots.

Cette suite de courts numéros, d’environ 30 minutes chacun, est une exploration spatio-temporelle de la théâtralité. Le format « festival » laisse au public la liberté d’assister aux expériences de son choix.

Scenopolis regroupe 12 étudiants de la Haute École des Arts du Rhin en Master 2 de scénographie. Au cours des quatre dernières années, ils ont vu grandir au fil de leurs projets et de leurs expériences communes ou in­dividuelles un désir de travail commun.

Chacun d’entre eux approche la scénographie avec des thématiques et des com­pétences spécifiques qu’ils prendront plaisir à partager avec vous. Il s’agit là de s’emparer de la porosité actuelle des pratiques artistiques en essayant de réunir par les diversités des cultures et supports  les éléments essentiels à l’élaboration d’un événement poétique et rayonnant dans la ville de Strasbourg.

Le collectif Scenopolis souhaite contribuer au dialogue entre un projet artistique et un territoire, un public. Le théâtre est une entreprise collective, plusieurs individualités mises bout-à-bout, œuvrant dans un but commun en faisant la part belle au partage. Dans cette optique Scenopolis travaille également avec des élèves chanteurs et musiciens du Conservatoire, des étudiants de l’école du TNS ainsi que de jeunes artistes de la scène émergente de Strasbourg.

Pour découvrir le travail de ces étudiants prometteurs et la richesse de l’univers scénographique ne manquez pas le Festival Scenopolis, du 26 au 28 juin 2015 au Hall des Chars à Strasbourg.

 

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Urban Art Strasbourg

Urban street artUrban Art Strasbourg est un tout jeune festival de Street Art dont la première édition se déroulera du 12 au 14 juin 2015.

Porté par l’association Peintures AOC et avec le soutien de la Ville de Strasbourg, l’ambition de ce festival est de promouvoir les arts urbains tout en montrant que ce mode d’expression peut tout à fait avoir une place au cœur de la ville même dans des endroits auxquels on ne songerait pas tout de suite comme le centre historique de Strasbourg.

Pour l’occasion une dizaine d’artistes internationaux se retrouveront pour réaliser une fresque sur un mur éphémère de 175m2 installé sur la Place Saint Thomas. La thématique développée lors de la conception de cette œuvre tournera autour des contes et légendes alsaciennes revisités.

Pour le grand public ce sera le moyen de découvrir en direct cette forme d’art que, bien souvent, on ne remarque qu’après coup.

 

Les artistes présents sont les suivants : Erase et Arsek (Bulgarie), Jeroo (Allemagne), Yovs (Chili), Dixit (Toulouse), Kosh (Toulouse), R2700 (Toulouse), Bwexo (Suisse), Gilbert (Paris), Pisco (Strasbourg).

En marge de l’événement la galerie La PopArtiserie proposera une exposition présentant les travaux sur toile des différents artistes présents sur le festival.  Le vernissage aura lieu le samedi 13 juin à partir de 18h00 et l’exposition sera visible du mardi au samedi de 14H à 18H jusqu’au 15 juillet.

 

Rendez-vous est pris pour découvrir le Street-Art avec Urban Art Strasbourg, du 12 au 14 juin (de 10hh à 22h) place St Thomas à Strasbourg.

 

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Les 24H de l’illustration #3

24h illustrationLa troisième édition des 24H de l’illustration se déroulera à Strasbourg les 11 et 12 juin.

L’événement est organisé par le collectif Central Vapeur dont le but est de soutenir le meilleur de l’illustration, de la bande dessinée et faire découvrir la richesse de la création dans ces domaines à Strasbourg, en Alsace, et au-delà.

Les 24H de l’illustration déclinent le principe des 24h de la bande dessinée, importées pour la première fois en Europe par Sylvain-Moizie de l’Institut Pacôme à Strasbourg. Les contraintes (thème, format, nombre d’images, couleurs etc…) liées à la performance des 24h proposent un cadre nouveau aux illustrateurs.

C’est l’occasion d’un travail à mener à plusieurs, même s’il n’est pas complètement collectif. La limitation dans le temps,  l’épreuve physique sont propres  à l’expérimentation dans les techniques mais aussi dans la manière de penser le travail.

La programmation conjointe d’Inuit et de Central Vapeur permet également de créer des rencontres inédites entre illustrateurs unis autour de l’objectif d’une édition finale, réalisée sur place en risographie par Pierre Faedi, des éditions Gargarismes et Marco Tavarnesi d’Inuit.

Du jeudi 11 juin 13h, au vendredi 12 juin 13h, une vingtaine d’illustrateurs,  venus  d’Alsace, de la grande région ou d’Italie,  professionnels confirmés ou encore étudiants, créera sans relâche.

Pendant les 24h, une heure de visite permettra au public de découvrir le travail en direct, également retransmis  sur  24h-illustration.tumblr.com. Une édition des travaux sera réalisée sur place et présentée au public en même temps que l’exposition des originaux produits, le vendredi soir de 19h à 21h0. L’ expo de restitution sera suivie d’une petite fête animée par Panimix.

Les invités sont à ce jour: Cristina Amodeo, Hicham Amrani, Nicolas André, William Binta, Lucie Deroin, Léa Djeziri, Paul Dorsi, La Came, Amandine Laprun, Anne Laval, Juliette Léveillée, Simon Liberman, Alice Meteigner, Claire Perret, Rita Petruccioli,  Viola Niccolai, Elisa Talentino, Jennifer Yerkes…

 

Les 24H de l’illustration, les 11 et 12 juin 2015, à partir de 13h, au Shadok sur la presqu’ile André Malraux à Strasbourg.

 

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Regards sur l’Art Contemporain en Alsace

Art contemporain AlsaceDu 6 au 29 mai vous allez pouvoir découvrir ce qui se fait de mieux en matière d’art contemporain dans la région.

Comme en 2014 et grâce au soutien de la Région Alsace, Louis Danicher, Martine Missemer et Isabelle Schmitt, membres fondateurs de l’association « Regards sur l’Art contemporain en Alsace », exposeront 42 artistes alsaciens de renom dans le hall de la Maison de la Région.

 

 

Créée dans le but de valoriser les artistes alsaciens et de promouvoir la création artistique contemporaine sur le territoire, l’exposition accueillera peintres, graveurs, dessinateurs ou encore sculpteurs.

Diversité, richesse et talent font de cette exposition un espace entièrement dédié à la création contemporaine en Alsace. En effet, les artistes invités proviennent du très dense réseau d’artistes travaillant dans la région.

Cette exposition qui se tiendra à Strasbourg offre aux amateurs et aux novices, une occasion inédite de (re)découvrir l’art contemporain alsacien à travers des œuvres éclectiques.

Les artistes exposés sont Denis Ansel, Patrick Bastardoz, Ewa Bathelier, Marie-Paule Bilger, Michel Boetsch, Mathieu Boisadan, Claude Braun, Camille Bres, Roger Cochard, Michel Cornu, Fredd Croizer, Benoît Decque, Michel Delmotte, Ute Dreher, Claude Gagean, Daniel Gasser, Pierre Gaucher, Marie-Amélie Germain, Didier Guth, Jean-Luc Hattemer, Ilana Isehayek, Denis Jully, Sylvie Lander, Kim Lux, Jean Michel, Christian Miquel, Pierre Muckensturm, Geneviève Pixa, Denis Roth, Maren Ruben, Danièle Schiffmann, Vinca Schiffmann, Daniel Schlier, Nicolas Schneider, Robert Stephan, Klaus Stöber, Jacques Thomann, Jan Peter Tripp, Anne-Sophie Tschiegg, Jacques Vicens, Sylvie Villaume et Christophe Wehrung.

 

Tarif : entrée libre

 

Regards sur l’Art Contemporain en Alsace, du 6 au 29 mai 2015, à la Maison de la Région, 1 place du Wacken à Strasbourg.

 

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Exposition – Voyages de Christophe Ancel et Franck Dossman

Galerie AIDADu 5 au 18 mars la galerie AIDA vous invite au voyage avec la nouvelle exposition de Christophe Ancel.

Assemblant les fragments divers de son carnet de voyage, Christophe Ancel compose des atmosphères singulières. Chacune de ses pièces associe l’évocation de lieux, de musiques, ou d’évènements divers à l’aide de matériels ramenés de ses voyages et pérégrinations tel que tickets usagés, bouts de photos ou morceaux d’affiches…

Elles seront accompagnées par les étranges créations luminaires de Franck Dossman. Dépaysement complètement garanti !

Christophe Ancel
Christophe Ancel collecte et accumule dans ses valises les fragments d’un carnet de voyage : bouts d’affiches, morceaux de photos, restes de programmes, vieux tickets périmés, photos-souvenirs, représentations diverses d’objets de la vie quotidienne…
Assemblant ces matériaux, il compose des ambiances mélangeant des lieux, des musiques, des personnalités, des souvenirs cinématographiques… Chaque fragment, loin d’être assigné à une fonction plastique ou esthétique, est utilisé pour son aura et pour sa faculté à déclencher des souvenirs en bouquets, renvoyant aux quatre coins de la mémoire, de l’espace et du temps. Si chaque pièce présentée est une composition associant des évocations multiples, à la manière des fragrances composant un parfum, aucune n’est pour autant consacrée à un lieu en particulier, et aucune ne raconte une histoire bien distincte. A chaque regardeur de s’embarquer dans son propre périple. Sans oublier bien évidemment que ce qui compte, ce n’est pas tant la destination, mais plutôt le voyage.

Franck Dossman
Pour accompagner ses pièces, Chritophe Ancel a invité Franck Dossman à nous présenter ses créations. Franck Dossmann est un chineur, faisant commerce de brocantes, de curiosités et d’objets divers ayant déjà pas mal servi et survécu au rebut. Equipant ses objets de douilles et d’ampoules et les habillant de lumière, il réalise des volumes dont certains semblent tout droit sortis du film « Brazil » de Terry Gilliam, mélangeant de façon indéfinissable anticipation futuriste et technologies des années 1930 ou 1950. Bien qu’à ces pièces soit assignée la fonction à la fois décorative et fonctionnelle de lampe, elles constituent par leur originalité et leur force d’évocation des créations uniques, parfaitement dans le ton voyageur des réalisations de Christophe Ancel.

AIDA Galerie
C’est la galerie d’art de l’Association des Artistes Indépendants d’Alsace (AIDA). Sa vocation principale est la diffusion artistique des travaux réalisés par ses membres.

Plus ponctuellement, elle organise de grandes expositions collectives « hors les murs » dans les villes alsaciennes, participe à des échanges avec d’autres associations d’artistes hors d’Alsace (par exemple en Pays de Bade ou en Lorraine) ou accueille les expositions d’artistes invités.

Ses portes sont ouvertes chaque jour pendant toute l’année (y compris les dimanches et jours fériés) de 14 heures à 19 heures.

 

Tarif : entrée libre

 

Voyages de Christophe Ancel et Franck Dossman, une exposition proposée par la Galerie Aida, du 5 au 18 mars 2015, au 130 Grand rue à Strasbourg.

 

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Exposition – Jusepe de Ribera à Rome

Ribera exposition museeDu 28 février au 31 mai 2015 le Musée des Beaux-Arts de Strasbourg vous présente sa nouvelle exposition, Jusepe de Ribera à Rome – Autour du premier Apostolado.

Grâce à une douzaine de peintures datant des années juvéniles de Ribera (mais déjà si saisissantes et fécondes) l’exposition évoque une partie encore trop peu connue de l’œuvre de l’artiste espagnol qui devint le premier peintre de Naples et l’un des plus grands de son temps.

La redécouverte de l’œuvre romaine (1605 ?- 1616) du jeune Ribera (Játiva (Espagne), 1591 – Naples, 1652) autour du premier Apostolado est l’aspect sans doute le plus fascinant des études menées actuellement sur le caravagisme européen.

 

Autour du premier Apostolado
Le Saint Pierre et Saint Paul de Strasbourg est un des piliers de cette reconstruction, qui s’effectue notamment par la réapparition d’œuvres jusque-là inconnues. Le musée des Beaux-Arts de Rennes a ainsi pu acheter l’année dernière un important Saint Jude Thaddée alors que le Musée du Louvre avait acquis quelques mois auparavant un séduisant Saint Jean l’Évangéliste.

Ces deux tableaux appartenaient à un Apostolado (collège apostolique), représentation à mi-corps des douze apôtres en éléments distincts et parfois accompagnées d’un treizième figurant le Christ.

Quatre autres apôtres de cette série, peinte vers 1610, sont connus et on peut sans doute y ajouter un Christ bénissant dont le style et les dimensions concordent parfaitement.

Commissariat : Dominique Jacquot (conservateur en chef du musée des Beaux-Arts de Strasbourg), Guillaume Kazerouni (responsable des collections d’art ancien du musée des Beaux-Arts de Rennes) et Guillaume Kientz (conservateur de la peinture espagnole au musée du Louvre).

 

Ribera à Rome – Autour du premier Apostolado, une exposition à découvrir du 28 février au 31 mai 2015 au Musée des Beaux-Arts de Strasbourg.

 

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Le laboratoire de la plateforme – Filmer à plusieurs

La plateformeLe jeudi 19 février, la Maison de l’image vous propose une nouvelle projection-rencontre dans le cadre du dispositif Le laboratoire de la plateforme.

Depuis la rentrée 2014, la Maison de l’image accueille les nouveaux rendez-vous de « la plateforme audiovisuelle pour l’éducation et le lien social », à présent coordonnés par Adil Essolh, éducateur au Service territorial éducatif de milieu ouvert (STEMO) de Strasbourg, et l’équipe de Vidéo Les Beaux Jours

Initiée en 2010 par des éducateurs, des animateurs et des professionnels de l’audiovisuel, la plateforme est un lieu d’échange sur le développement de projets audiovisuels. Elle permet à tous ceux qui ont un projet socio-éducatif mettant en jeu l’image animée de se retrouver à intervalles réguliers pour en discuter, recueillir et donner conseils et informations.

 

Prolongement de ces temps d’échange et de réflexion, Vidéo Les Beaux Jours propose des séances consacrées à la présentation de références documentaires ou de films d’ateliers visant à nourrir la réflexion des intervenants sur leurs projets d’éducation à l’image.

Les programmations invitent à revenir sur des démarches qui croisent le regard documentaire avec les enjeux de l’éducation à l’image et de l’action sociale.

FILMER À PLUSIEURS : JALONS DU FILM COLLECTIF

Au moment des grandes luttes sociales des années soixante, plusieurs cinéastes ont cherché à relayer la parole militante par le film. Le caractère collectif des actions menées impliquait de mettre en question le dispositif traditionnel de la mise en scène : s’agit-il d’une tâche exclusivement réservée aux professionnels ? Peut-on la mener à plusieurs ?

La production du groupe Medvedkine témoigne d’une solidarité des réalisateurs avec les ouvriers qui se sont lancés en amateurs dans l’élaboration de films-tracts. Parallèlement, certains films anthropologiques de Jean Rouch témoignent d’un désir de collaboration, au stade même de la réalisation, avec des personnalités africaines initialement approchées en tant que sujets d’étude.

Plus tard, la réalisation partagée caractérise certaines démarches documentaires comme Nadia et les hippopotames de Dominique Cabrera. Ces différentes initiatives annoncent les ateliers vidéos des années quatre-vingt, activité fondamentale d’éducation à l’image.

Public : éducateurs, réalisateurs, enseignants, intervenants en éducation à l’image

Tarif : entrée libre

 

Filmer à plusieurs, une rencontre du Laboratoire de la plateforme le jeudi 19 février à 19h à la Maison de l’image, 31 rue Kageneck à Strasbourg.

 

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Ecrire l’Europe

Ecrire Europe 2015Ecrire l’Europe est un cycle de conférences autour de la culture européenne contemporaine.

Cette année l’événement se déroulera du 17 février au 7 avril et sera placé sous une inspiration Islandais.

Dans le cadre de ce projet la Bibliothèque nationale et universitaire de Strasbourg s’associe à l’Université de Strasbourg afin de proposer une série de quatre conférences qui permettront de mettre en lumière l’Europe et ce qui découle de cette « culture européenne ».

Piloté par l’écrivaine et poétesse Steinunn Sigurðardóttir, islandaise polyglotte qui partage sa vie entre la France et l’Allemagne, ce séminaire s’organisera autour d’importantes œuvres de la littérature européenne. Il aura pour but de découvrir, échanger et débattre en anglais ou en français autour de ce projet européen citoyen avec le regard éclairé de Steinunn Sigurðardóttir.

 

Le programme des conférences est le suivant :

  • Mardi, 17/2/15, 18-20 h : Reading the lines. Literally Godot (en anglais)

Selon Tzvetan Todorov, lorsque Kafka écrit « château », il veut dire château. Lorsque Vladimir et Estragon se surnomment invariablement Didi et Gogo, surnoms féminins, qu’est-ce que cela peut bien vouloir dire ?

Lorsque Didi et Gogo parlent de leur « lune de miel », entendent-ils lune de miel ? Il en va ainsi tout au long de la pièce, entraînée par un fort courant d’allusions et de remarques explicites quant à la nature des relations entre Didi et Gogo.

Ma relecture, il y a deux ans, d’En attendant Godot m’a totalement prise au dépourvu, bien que je connaisse déjà bien la pièce de Samuel Beckett. Aujourd’hui, je souhaite surprendre grâce à ce que j’ai découvert en lisant les lignes – et non pas entre les lignes – dans l’esprit, je l’espère, de la réflexion de Tzvetan Todorov sur Le Château de Kafka. St. S.

  • Mardi, 03/3/15, 18-20 h : Deux orphelins, frères improbables : Hans Castorp et Olafur Karason (en français)

Ólafur Kárason, le héros poète du superbe roman Lumière du monde d’Halldór Laxness, m’est apparu par erreur à l’âge tendre de mes cinq ans. Ólafur allait devenir l’un de mes plus proches compagnons de voyage au fil des ans.
Hans Castorp, le héros de La Montagne magique de Thomas Mann, m’a trouvée pour la première fois quand j’avais vingt ans. Et une nouvelle fois trois décennies plus tard. C’est seulement à ce moment-là que j’ai compris que ce couple étrange et improbable, Ólafur Kárason et Hans Castorp, était en réalité si profondément lié qu’ils pourraient être qualifiés d’âmes sœurs littéraires.

La première chose qui les unit est leur condition d’orphelins. Le protagoniste orphelin a un statut particulier. L’auteur acquiert alors la possibilité de devenir une sorte de beau-parent pour son héros, avec des possibilités bien plus grandes d’élever sa progéniture littéraire qu’il ne pourrait élever ses propres enfants — disposant, eux, de vrais parents. Et l’on peut sans aucun doute considérer La Montagne magique, entre autres, comme un « Bildungsroman », un roman d’apprentissage.

Je me pencherai sur les liens possibles entre Halldór Laxness et Thomas Mann, deux grands maîtres du XXe siècle et lauréats du prix Nobel. Bien que leurs styles d’écriture soient loin de se ressembler, ils ne perdent jamais leur ironie, non plus que leur vive sensibilité humoristique, dont l’absurde n’est jamais bien loin.
Ólafur Kárason et Hans Castorp sont tous les deux des poètes. Le second le devient lors de sa superbe et inégalable déclaration d’amour à Madame Chaucat. Et ils sont unis par leur naïveté, leur bonté et leur amour, le genre d’amour qui rend la mort insignifiante.

Peu importe la pauvreté et le provincialisme du héros islandais, la richesse et le statut bourgeois du héros allemand : le panorama de leur vie présente malgré tout une forte ressemblance, caractérisée par un silence et une solitude immenses ainsi que par la blancheur de mort des neiges alpine et islandaise. St. S.

  • Mardi, 17/3/15, 18-20 h : Le superbe enfer d’Edith Södergran (en anglais)

« La poétesse suéco-finlandaise Edith Södergran, décédée en 1923 à l’âge de 31 ans, n’a jamais cessé de surprendre les amoureux de la poésie par son intensité et son originalité. Elle était une pionnière de la poésie moderne en langue suédoise – très avant-gardiste.

Sa proximité avec de nombreuses langues a sans doute également contribué à sa brillante production littéraire. Edith Södergran est allée à l’École allemande de Saint-Pétersbourg et parlait donc couramment l’allemand, ainsi que le russe et le français. Elle a d’abord écrit en allemand, et c’est seulement plus tard qu’elle commença à écrire dans sa langue maternelle, le suédois.

Lorsque j’ai lu un soir le poème à voix haute – dans la charmante traduction de Régis Boyer – à mon compagnon compositeur, et que lui et moi l’avionsdéjà lu et entendu de nombreuses fois en suédois et en allemand, j’ai pensé que la clé de l’enfer d’Edith était trouvée. Dans ma conférence, j’utiliserai cette clé pour ouvrir cet espace infernal – un lieu qui ne serait en réalité pas du tout l’enfer, mais un lieu surélevé, aux dimensions du paradis. Un espace que la poétesse ne semble pas apprécier, qu’elle traite avec scepticisme et sarcasme poétique. » St. S.

  • Mardi, 7/4/15, 18-20 h : Alexandre Papadiamantis. Moine féministe. Réflexions sur Les petites filles et la mort (en français)

« Alexandre Papadiamantis (1851-1911), le maître grec qui composa Les Petites filles et la mort, a passé sa vie en solitaire – comme prêtre orthodoxe plus précisément. Il ressentit pourtant la nécessité d’écrire un roman sur l’impossiblecondition des femmes dans la Grèce de son époque.

Si impossible que la vieille Yannou, l’extraordinaire héroïne du roman, s’empare du problème à bras le corps et instaure le meurtre des fillettes afin de leur éviter une vie de souffrances, et surtout le mariage aux hommes irresponsables et violents que décrit le roman.

L’actualité du livre de Papadiamantis est frappante. Aujourd’hui encore, de grandes parties du monde ont à peine progressé en ce qui concerne les souffrances « acceptées » par le sexe féminin. Dans des pays massivement peuplés comme l’Inde, les filles sont si peu désirées qu’une espèce de « féminicide » moderne est pratiqué en recherchant le sexe du fœtus et en avortant si celui-ci est une fille. Remarquons également que, non seulement le thème des Petites filles et la mort nous concerne aujourd’hui, mais aussi que le texte emploie un ton d’une remarquable modernité – et bien plus qu’une simple pointe d’humour noir. » St. S.

 

Toutes les conférences auront lieu dans la salle du conseil de la BNU à Strasbourg.

 

Ecrire l’Europe, un cycle de conférences pour aborder autrement quelques grandes pages de la littérature européenne. Du 17 février au 7 avril à la Bibliothèque nationale et universitaire de Strasbourg.

 

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Daniel Buren – Rencontre avec l’artiste

Buren MAMCSL’année dernière, le Musée d’Art moderne et contemporain de Strasbourg avait ouvert ses portes à Daniel Buren avec une exposition au succès incontesté qui a d’ailleurs été prolongée jusqu’au 8 mars 2015.

Pour ceux qui sont intéressés par le travail de cet artiste, une rencontre est donc prévue le 5 février.

Cette rencontre verra trois institutions strasbourgeoises mettre en commun leurs compétences, leurs moyens et leurs savoirs afin d’inviter le public, nombreux, qui aura apprécié l’exposition de Daniel Buren « Comme un jeu d’enfant, Travaux in situ » au MAMCS, à participer à un moment exceptionnel.

L’artiste qui démarre sa carrière dans les années 1960 a transformé le rapport de l’oeuvre au public et aux lieux. En introduisant dans l’art contemporain la notion désormais courante d’œuvre in-situ, il interroge les possibles de la peinture et en étend ses limites, renouvelant ainsi le regard que chacun porte sur l’art en l’impliquant corps et biens dans et par l’espace que sa pratique révèle.

Daniel Buren sera ici sollicité par des personnes témoignant de leurs expériences (lors de l’exposition « L’Envers du décor » au Musée d’Art moderne de Villeneuve d’Ascq en 1998, « Expérience Pommery #4 : l’Emprise du Lieu » dans les caves de Pommery, à Reims en 2007, « A Pierre et Marie, une exposition en travaux », au 36 rue d’Ulm en 1984…), et des conséquences que la rencontre avec cette oeuvre aura pu avoir sur leurs réflexions et sur leurs pratiques.

Cette formule innovante, qui propose une rencontre inédite avec un artiste de renommée internationale, donnera à apprécier l’étendue de sa réflexion et de ses champs d’action tout au long de sa carrière.

Tarif : entrée libre dans la limite des places disponibles

 

La rencontre avec l’artiste Daniel Buren se tiendra le 5 février, de 18h à 20h, au Palais Universitaire de Strasbourg (amphi 119).

 

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Forum Européen de Bioéthique 2015

Forum Europeen de BioethiqueDu 2 au 7 février 2015, Strasbourg accueillera de nouveau le Forum Européen de Bioéthique.

Pour cette 5ème édition, le Forum abordera le thème de « L’argent et la santé ».

Initié par le Professeur Israël Nisand et présidé par le Professeur Jean-Louis Mandel, le Forum Européen de Bioéthique a pour vocation de rendre accessible à tous les questions de bioéthique.

 

Ni colloque, ni congrès, le Forum Européen de Bioéthique est l’occasion de réunir chaque année des experts européens face au grand public. Mais au-delà des débats et des échanges, il implique aussi les jeunes et la scène culturelle à travers des approches originales pédagogiques et culturelles.

Avec une approche toujours très didactique, le Forum Européen de Bioéthique s’articule autour de 3 volets : Forum des rencontres-débats (plus d’une trentaine de rencontres pour cette nouvelle édition), Forum culture (avec des représentations de théâtre et des lectures) et Forum jeunes.

Ce Forum est une occasion unique pour rencontrer des enseignants, des chercheurs, des praticiens et autres figures de la société civile qui nous interrogent sur des grandes questions de société tout en restant toujours très accessibles et en favorisant l’échange avec le public.

Le programme complet des conférences est disponible ici en téléchargement.

 

Du 2 au 7 février vous êtes invités à réfléchir sur les liens entre argent et santé à l’occasion du Forum Européen de Bioéthique qui se tiendra à Strasbourg.